Lieux remarquables

Roseraie de Grand Quevilly

Lieux d'histoire ou de promenade, plusieurs lieux quevillais méritent le détour : c'est le cas de la Roseraie, écrin de couleurs et de senteurs en plein centre-ville, mais aussi du cimetière militaire britannique, du stand des fusillés ou encore de la grange du grand Aulnay, vestige du XIIIe siècle.

La roseraie

Roseraie de Grand Quevilly

Sur un espace de plusieurs hectares, à deux pas de l'Hôtel de Ville, la Roseraie est un parc gratuit qui compte plus de 280 variétés de roses, avec plus de 18 000 plants. Hommage au rôle de l'agglomération rouennaise comme plaque tournante du commerce des roses au XIXe siècle, la Roseraie est un jardin d'exception qui a été conçue par un cabinet d'architectes.

Pour rompre avec le schéma classique des plantations alignées et bordées de buis, la conception de la Roseraie s'est inspirée de la forme harmonieuse du pétale. Cette forme se retrouve dans le tracé des allées, la composition des massifs et les pièces d'eau.

Le respect de l'environnement est au cœur de cet espace. Le promeneur peut déambuler le long de la rivière, dont le système a été élaboré pour récupérer les eaux de ruissellement. La Roseraie est un lieu de haute qualité environnementale, en ce qui concerne sa conception initiale comme pour les conditions de son exploitation quotidienne (jardinage écologique, préservation de la biodiversité…). Le jardin permet aussi un excellent exercice de botanique, grandeur nature !
 

Le cimetière militaire

Cimetière militaire de Grand Quevilly

Le cimetière militaire britannique, ou cimetière Saint-Sever, situé à quelques mètres de Rouen et du stade Diochon, a été créé pendant la première guerre mondiale. 1343 soldats de l'empire britannique y sont enterrés. Entretenu par le ministère britannique des armées, il s'étend sur les communes de Petit et Grand Quevilly. Le 19 mai 1972, la reine Elisabeth II s'est rendue sur place pour rendre un hommage aux soldats britanniques.

Le stand des fusillés

Stand des fusillés à Grand Quevilly

Le 6 octobre 1895, la ville inaugure un stand de tir, terrain aux Bruyères, pour la Société Mixte de Tir de Rouen. Bien que rudimentaire, le stand obtient un vif succès auprès des Rouennais. En 1914, l'armée britannique réquisitionne le stand et le transforme en salle d'opération de l'Hôpital militaire. En 1940, le lieu est une nouvelle fois réquisitionné mais par l'armée allemande. Transformé en lieu d'exécution des condamnés du tribunal militaire allemand, le stand est depuis devenu un lieu de mémoire, gravé du nom de 76 résistants condamnés et exécutés par le tribunal militaire allemand.

La grange du grand Aulnay

Grange du Grand Aulnay à Grand Quevilly

La grange du Grand Aulnay fut bâtie sur un domaine en bord de Seine qui, comme son nom l'indique, était une aulnaie, terrain couvert d'aulnes ou vernes, généralement marécageux. Une aumône bien pauvre offerte en 1195 aux Hospices de Rouen par Richard Cœur de Lion. Seul le courage des religieux put faire fructifier ces terres. On y fit la culture de légumes, d'arbres fruitiers et même de vignes.

Le domaine servit également à héberger les malades trop nombreux qui envahissaient les hospices de Rouen lors des famines, des guerres, des épidémies redoutables de choléra, de peste ou de lèpre. C'est ainsi que dans ce domaine fut construite une magnifique grange à la charpente si solide qu'elle résiste du XIIIe siècle à nos jours.

C'est le développement du port qui la condamne en 1971 et la ville de Grand Quevilly en fait alors l'acquisition. Ce trésor est démonté puis transporté à l'orée de la forêt du Chêne à Leu. En 1974, la grange du Grand Aulnay devient une salle de réception que les Quevillais peuvent louer pour leurs célébrations
 

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